Le premier gérontopôle s’implantera à Toulouse
Pourquoi un gérontopôle ? La réponse
est simple. Actuellement, 1,1 million
de Français ont plus de 85 ans. Et selon
les dernières études du ministère de
la Santé et des Solidarités, ce chiffre
aura doublé d’ici à 2020. Devant ces
données, il était temps de créer des
pôles d’excellence scientifique s’intéressant
aux maladies spécifiques des
personnes âgées, et dont les objectifs
sont d’améliorer la prévention, le
traitement et la prise en charge médicosociale
des maladies neurodégénératives,
dont la plus emblématique
est la maladie d’Alzheimer. Cette
affection touche aujourd’hui 12 % des
personnes de plus de 70 ans.
Conçus sur le modèle des cancéropôles,
les gérontopôles auront pour rôle de
rassembler des équipes de recherche
fondamentale et clinique, afin de lancer
des projets de recherche multidisciplinaires
dans les domaines médical
et médico-social. Ces centres pourront
s’appuyer sur des partenariats avec
l’industrie — en particulier pharmaceutique— et sur des coopérations européennes
et internationales.
Afin de tout mettre en place pour le
bon fonctionnement de ce nouveau
pôle, trois objectifs ont été fixés :
- la recherche clinique et les essais sur
les molécules innovantes, en particulier
dans le domaine de la maladie
d’Alzheimer ;
- le développement d’une politique de
prévention de la dépendance autour
de l’Institut du vieillissement et sur la
base de recherches épidémiologiques
et de grands essais de prévention ;
- le développement de la recherche
relative à la prise en charge au sein
des filières gériatriques, en relation
avec les établissements d’hébergement
pour personnes âgées dépendantes
(Ehpad).
Le gérontopôle est placé sous la responsabilité
du professeur Bruno Vellas,
coordinateur du pôle gériatriegérontologie
du CHU de Toulouse.
Cette initiative devrait être suivie d’icià 2 ans de plusieurs autres.
Lancement d’une étude
sur la prise en charge des SSIAD
Afin de mettre en place et d’améliorer le Plan solidarité grand âge lancé en 2006,
Philippe Bas, ministre délégué à la sécurité sociale, aux personnes âgées, aux
personnes handicapées et à la famille a lancé mi-mars une grande étude, dans
5 régions, sur la prise en charge des SSIAD (Service et soins infirmiers à domicile).
De 1980 à 2005, le nombre de places dans les 1 760 SSIAD financés par l’Assurance
Maladie est passé de 3 500 à 87 000. L’objectif du Plan solidarité grand âge
est d’augmenter de 40 % les places en SSIAD d’ici à 2010. Ces structures accueillent
des patients qui pour les deux tiers sont âgés de plus de 80 ans. Ces derniers ont
souvent besoin d’aide dans les taches quotidiennes comme les soins d’hygiène,
ce qui explique que plus de 80 % du personnel est composé d’aides-soignants, sous
la responsabilité d’infirmières coordinatrices.
Les résultats de cette étude devraient permettre de mieux connaître les réalités du
terrain afin de favoriser les soins et permettre autant que possible de maintenir les
personnes âgées chez elles.